Bio des personnes interviewées

Denise TOROS-MARTER (93 ans)
Sa famille qui vit du commerce à Marseille, est d’origine juive alsacienne par son père et juive algérienne, par sa mère. En janvier 1943, ils échappent aux rafles qui accompagnent la destruction du Vieux port de Marseille par les Allemands, aidés de la police de Vichy. Ils sont arrêtés le 13 avril 1944, après avoir été dénoncés à la Gestapo. René, l’un de ses frères, parvient à se cacher et à rejoindre le maquis. Avec ses parents, elle est emprisonnée aux Baumettes puis transférée au camp de Drancy. Elle travaille quelques jours au centre Lévitan où sont triés les biens volés aux Juifs par les Allemands. Elle est déportée le 20 mai à Auschwitz, avec ses parents et sa grand-mère, tous assassinés dès l’arrivée. Au moment de l’évacuation forcée du 18 janvier 1945, elle parvient à se cacher et est libérée dans le camp le 27 janvier par l’Armée rouge. Elle reste plusieurs semaines sur place, avant d’être rapatriée en avion. Elle se marie à un juif grec dont la famille a disparu également dans la Shoah. Elle est présidente de l’Amicale marseillaise de l’Amicale des déportés d’Auschwitz. Dès son retour, elle a rédigé un témoignage publié bien plus tard : J’avais seize ans à Pitchipoï. Collection Témoignages de la Shoah. FMS. 2008

Herbert Traube (96 ans)
Juif autrichien, Herbert Traube est né à Vienne le 15 juillet 1924. Il a survécu dans le Camp des Milles, le plus grand camp d’internement du sud-est de la France. Réfugié un temps en Belgique, puis en France le 12 mai 1940 grâce à un train de réfugiés belges. Le Camps des Milles est alors contrôlé par des policiers et des gendarmes français. Dans le bâtiment furent internées entre 1939 et 1942 plus de 10 000 personnes, fuyant pour la plupart le totalitarisme, le fanatisme et les persécutions en Europe. Les conditions y étaient de plus en plus dures. Herbert Traube a ensuite été déporté le 14 septembre vers le camp de Drancy, dans un wagon de marchandises. Il a pu s’en échapper et raconte devant le micro de la Web Radio-Tv de la MJC de Manosque quelques souvenirs liés à cette époque.

Latifa  IBN ZIATEN
« Je dois rester debout pour la mémoire de mon fils »
Latifa Ibn Ziaten est la mère d’Imad, le parachutiste de l’armée française assassiné par Mohamed Merah à Toulouse. Depuis le drame, elle se rend dans les collèges de France, faisant de son chagrin une force pour transmettre un message de tolérance et de lutte contre le fanatisme. Des professeurs l’appellent pour les aider à faire face aux interrogations de leurs élèves qui disent leur mal-être. De débats en débats, elle répond avec conviction à ces jeunes gens, aux parents, à tous ceux qui se sentent perdus.

Contact : Larbi Boucetta 04 92 72 19 70 / mjc-coordinateur-jeunesse@orange.fr

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